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Sommet de Copenhague: revue de presse européenne
Fiche signalétique
Copenhague, capitale et plus grande ville du Danemark
509 861 habitants (1 645 825 pour le comté de Copenhague)
Mairesse : Ritt Bjerregaard (social-démocrate)
Économie principale : tertiaire
Particularité environnementale : Chaque jour, 1,2 million de km sont parcourus à vélo sur le vaste réseau de pistes cyclables. 36% des copenhaguois privilégient ce moyen de transport. L'objectif de la ville est de dépasser 40% en 2012 et 50% en 2015
Sommet de Copenhague : revue de presse européenne
À quelques heures de la clôture du COP 15, le Sommet de l'ONU sur l'environnement qui se tient à Copenhague, quelles sont les thèmes retenus par la presse européenne ?
Le journal français Le Monde donne la parole au militant écologiste Nicolas Hulot. Observateur dans la capitale danoise, Nicolas Hulot dénonce tant les défauts d'organisation que les errements des représentants politiques.
«On a l'impression d'une immense improvisation. Quand on voit qu'en pleine nuit, on a condamné les chefs d'États et observateurs mondiaux à se trouver dans une salle de classe, sans micro, sans interprète, est-ce qu'il n'y a pas une volonté de saboter cette initiative ? En tant qu'observateur et citoyen de la planète, je suis affligé» confie le militant au micro de Raphaëlle Besse Desmoulières, journaliste au Monde.
Préparée depuis deux ans, l'attente du Sommet avait cristallisé les espoirs à un point tel qu'aucune place n'était prévue pour les bévues. «Il y a de la volonté mais chacun rejette les responsabilités les uns sur les autres, je pensais que ce problème avait été évacué puisqu'on est bien dans un intérêt transversal» accuse le militant, en soulignant l'intransigeance des ateliers du monde, i.e. la Chine et de l'Inde et évoquant l'«attentisme» des États-Unis.
De son côté, la presse danoise guettait depuis tôt ce matin l'arrivée de Barack Obama. Le Copenhaguen Post attend notamment l'agrément du Président américain au texte non-coercitif préparé la nuit de jeudi à vendredi par les négociateurs en chef et représentants, sous la gouverne du Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen.
Autre ville, autre opinion. À Genève, en Suisse, l'éditorialiste du Temps, Richard Werly souligne l'aiguillon venu des leaders de l'Union Européenne tels que le Président de la Commission européenne, le portugais José Manuel Barroso, le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt et le Président français Nicolas Sarkozy alors que le Sommet s'enlisait jeudi en «une partie d'échecs», pour ne pas dire en un fiasco. L'éditorialiste n'est pourtant pas tendre avec le trio européen. Il s'agit selon lui d'une stratégie plus que rusée pour, en cas de réel échec de la conférence, en imputer la responsabilité aux États-Unis et à la Chine, alors que les pays européens ont, de leur côté, mis un frein au financement des pays du Sud afin de convertir ceux-ci aux énergies vertes.
Revue de presse réalisée par Céline Saday

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